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Eduardo Kac's blogEduardo Kac is internationally recognized for his telepresence and bio art. A pioneer of telecommunications art in the pre-Web '80s, Eduardo Kac (pronounced "Katz") emerged in the early '90s with his radical works combining telerobotics and living organisms. His visionary integration of robotics, biology and networking explores the fluidity of subject positions in the post-digital world. Eduardo Kac est internationalement reconnu pour ses installations interactives sur le Net et sa pratique en bio art. Dans les années 80, pionnier de l'art des télécommunications pré-Internet, Eduardo Kac est reconnu au début des années 90 avec ses oeuvres radicales dans le domaine de la téléprésence. Move 36
Eduardo Kac est un artiste dont l’œuvre s’inscrit dans un champ qui va de la mythopoétique de l’expérience online à l’impact culturel de la biotechnologie, du nouveau statut de la mémoire à l’ère numérique à la responsabilité collective distribuée, de la notion problématique de l’“exotique” à la création de la vie et à l’évolution. Depuis 1994, Kac a étendu l’art télématique au domaine biologique et créé ainsi une forme d’art à laquelle il a donné le nom de biotélématique. En 1997, dans le contexte de l’œuvre A-positive, il suggérera le terme de “biorobotique”. La biorobotique propose de doter, à l’avenir, le corps des robots d’éléments biologiques qui rempliront certaines fonctions particulières. Un an plus tard, lors d’un projet qui envisageait la création - et l’intégration sociale - d’un chien vert fl uorescent, il propose la notion d’art transgénique. En 1999, Kac expose pour la première fois son œuvre d’art transgénique, Genesis, à Ars Electronica à Linz; enfin, l’année suivante, il crée l’œuvre révolutionaire GFP Bunny (Green Fluorescent Protein Bunny). Cette œuvre comprend à la fois la création d’Alba, lapin transgénique avec la protéine vert fluorescent, l’intégration sociale de l’animal et le débat qui en découle. GFP Bunny a vraiment été réalisée au cours de cette année, et aurait dû être présentée au public en Avignon. Même si l’on peut estimer que cette œuvre s’intègre dans un long courant historique visant à opérer une rencontre entre l’art et la vie, elle lui confère une connotation plus précise en le circonvenant à un événement fondé sur des facteurs biologiques, et plus particulièrement au génie génétique, aux implications culturelles et éthiques propres.[…] L’impact sur la scène de l’art contemporain de l’art transgénique d’Eduardo Kac, et tout particulièrement de ses créations audacieuses de nouveaux animaux, a été considérable. Néanmoins, on peut aussi tenir toutes ces inventions et réalisations hardies pour des contributions décisives aux domaines de l’art de la biotechnologie et de la télécommunication, dans la mesure où elles donnent un nouveau sens capital à ce qu’on a appelé jusqu’ici le processus de création et où, simultanément, elles confèrent à l’artiste/inventeur une nouvelle responsabilité tant sociale qu’éthique. La création de ce gène est un geste critique et ironique, car Descartes considérait l’esprit humain comme « un fantôme dans la machine » (pour lui le corps était une « machine »). Sa philosophie rationaliste donna une nouvelle impulsion à la fois à la séparation corps - esprit et aux fondements mathématiques de la technologique informatique actuelle. L’installation présente un échiquier fait de terre (les cases noires) et de sable blanc (les cases blanches) au milieu d’une pièce. Il n’y a pas de pièces d’échec sur l’échiquier. Posée exactement à l’endroit où Deep Blue fit son « coup 36 » se trouve une plante dont le génome comprend un nouveau gène que j’ai spécifi quement créé pour cette œuvre. Le gène utilise l’ASCII (le code numérique universel pour représenter les chiffres binaires comme des caractères romains) pour traduire la citation de Descartes : “Cogito ergo sum” (Je pense donc je suis) dans les quatre lettres du code génétique [1]. Donc, le gène est créé par les associations suivantes entre les bases génétiques et le code binaire. A = 00 C = 01 G = 10 T = 11 Le résultat est le gène suivant qui comprend cinquante deux bases : AATCATTCACTCAGCCCCACATTCACCCCAGCACTCATTCCATCCCCCATC
20.04.2010 | Eduardo Kac's blog Cat. : ARTISTES, OEUVRES eduardo kac |
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