Maison populaire's blog


Utilisant de multiples médias – images, sons, textes, corporalité… –, le multimédia génère des expressions toutes aussi diversifiées. Riche de cette pluridisciplinarité et d’une expérience de trente ans en matière de diffusion culturelle des technologies de l’information et de la communication, les actions de culture multimédia de la Maison populaire contribuent à offrir à ses publics la possibilité de trouver sa place sur un territoire en perpétuelle recomposition et rassemblant une grande diversité culturelle. À cette image, ses propositions sont autant d’entrées vers une appropriation des outils et du langage de la culture multimédia à différents niveaux. Ateliers de pratique, actions éducatives auprès des publics scolaire et périscolaire, ateliers d’expérimentation, expositions d’artistes du numérique, rencontres entre artistes, chercheurs, théoriciens et publics, résidences de création et accompagnements de projets artistiques viennent en réponse à ce besoin exprimé de préhension pour les uns et d’extension pour les autres des usages et des pratiques de ce champ. Complétées par un accès libre à Internet et la mise à disposition de ressources pédagogiques, matérielles et logicielles, de réflexions et de projets artistiques en ligne, ces actions s’inscrivent sur le territoire local pour s’étendre, comme le permet la toile, à des territoires plus vastes.

Qu’ils soient de nouveaux talents ou de renommée internationale, nombreux sont ceux qui viennent y partager leur recherche et leur démarche. Car, c’est aussi dans la rencontre, dans le partage des expériences, par l’envie et la curiosité, que chacun s’approprie ces nouveaux espaces qui lui sont offerts.



Du 5 au 17 septembre à la Maison populaire : Terres Arbitraires (2e mouvement) de Nicolas Clauss

Terres Arbitraires (2e mouvement)

Sortie de résidence de Nicolas Clauss. 
Rencontre avec l’artiste le samedi 17 septembre 2011 à 11 h 30

Terres arbitraires est une installation vidéo, immersive et générative qui explore les représentations des « quartiers populaires ». Initié en 2010 au Théâtre de l’Agora d’Evry, Terres arbitraires place le spectateur au centre d’un dispositif visuel et sonore qui le confronte à des portraits vidéo, ralentis et muets de jeunes habitants de ces quartiers. À ces visages, à ces corps mis en scène, qui s’adressent directement à la caméra et donc au spectateur, vient se superposer un flux sonore de bribes de discours médiatiques, politiques et sociologiques produits autour de ces quartiers.

« Lors de la résidence au Théâtre de l’Agora, avec la complicité de deux jeunes habitants à qui je confie des petites caméras vidéo, je rencontre de façon informelle de nombreux résidents du quartier des Pyramides à Évry. Chaque rencontre, chaque interaction nourrit une réflexion et alimente un vaste matériau visuel et sonore fait d’entretiens, d’ambiances enregistrées, d’images filmées sur le vif ou mises en scène. Très vite, pendant ces mois de rencontres et de tournage, je fais le choix d’aller à l’essentiel : ne garder que des portraits de jeunes gens, que l’on retrouve aux pieds des bâtiments, qui regardent la caméra et donc nous regardent. Parallèlement au tournage des portraits, je commence à collectionner un matériau sonore composé de bribes de discours sur les quartiers populaires, sur leurs populations et les multiples sujets qui s’y rattachent (emploi/précarité, identité nationale/immigration, insécurité /insécurité sociale, traitement social/pénal...).

Durant la résidence à la Maison populaire, il s’agissait d’aller sur de nouveaux territoires, de rencontrer les gens là où ils vivent. Identifier des complices, des relais que j’appellerai des « passeurs » (de jeunes adultes, habitants des quartiers concernés) avec qui je suis allé au devant d’autres habitants, leur présentant ma démarche pour leur proposer de participer à cette aventure artistique. Les images filmées constituent ici en de nouveaux portraits, dont les mises en scène sont des collaborations, des portraits « négociés » (selon l’expression du photographe Michel Séméniako) ; faites d’allers-retours pour arriver à des images signifiantes destinées à enrichir et à diversifier le corpus de l’œuvre.

Il ne s’agit pas d’un travail circonscrit à un seul territoire, réduit à un quartier particulier mais d’une œuvre qui réunit peu à peu virtuellement et symboliquement des portraits venus de zones géographiques éclatées sur le territoire français. » 
Nicolas Clauss

Partition visuelle et sonore élaborée avec l’aide de Christian Delécluse.

Une coproduction de Nicolas Clauss, du Théâtre de l’Agora - scène nationale d’Evry et de l’Essonne, de ZINC - La Friche-Belle de Mai et de l’EPCC La Condition Publique. En partenariat avec la Maison populaire de Montreuil et avec le soutien du DICRéAM (CNC), d’Arcadi et de la DRJSCS-DRAC PACA (Identités, Parcours & Mémoire 2011).

Conférences et visites commentées 
à l’attention des groupes : dates et horaires en fonction des demandes 
Contact : Jocelyne Quélo - 01 42 87 08 68

Entrée libre 
- Lundi et jeudi de 10 heures à 21 heures 
- Mardi, mercredi et vendredi de 10 heures à 17 heures 30 

Nicolas Clauss était accueilli en résidence à la Maison populaire de mai à septembre 2011.

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