Elektra 11 : toute la programmation dévoilée !
Montréal, le lundi 19 avril 2010 – Ayant célébré ses 10 ans de création numérique d’avant-garde avec près de 8000 visiteurs en 2009, Elektra s’est engagé à proposer des œuvres aux formes plurielles utilisant la technologie comme mode d’expression. Gagnant du 25ème Grand Prix du Conseil des arts de Montréal ex-æquo avec Mutek, Elektra s’affirme encore cette année comme un événement international de haut calibre enraciné dans une ville maintenant réputée comme plaque tournante nord-américaine des arts numériques. Pour cette 11e édition qui aura lieu du 5 au 9 mai, Elektra présente les toutes dernières créations d’artistes reconnus sur les scènes locale et internationale et de talents émergents et prometteurs.
Voici la programmation complète de cette 11e édition, rendez-vous incontournable qui saura combler les amateurs de culture numérique et autres curieux à la recherche de nouvelles expériences audiovisuelles.
>> Quatre soirs de concerts et de performances à l’Usine C
11ème
La édition d’Elektra convie le public à ses quatre soirées toujours très courues de performances audiovisuelles multi-écrans, spectacles immersifs et concerts de musique électronique et électroacoustique.
> Le mercredi 5 mai, le festival se dote d’une soirée de pré-ouverture qui accueillera à l’Usine C deux figures importantes de l’électroacoustique au Québec : l’improvisateur et compositeur Sylvain Pohu, ainsi que Jean Piché, un véritable pionnier dans le domaine. Beat de Pohu est une œuvre percutante joignant la vidéo aux rythmes singuliers des instruments traditionnels. K'anchay la nouvelle création de Jean Piché s’annonce tout aussi hybride et innovatrice, en plus de porter la signature poétique et colorée de son créateur. Les œuvres sont interprétées et créées en collaboration avec l’ensemble de percussions Sixtrum.
> Pour honorer sa grande soirée d’ouverture le jeudi 6 mai, Elektra reçoit Herman Kolgen et le duo Purform, deux entités créatrices hypnotisantes. La plus récente version d’abcd light de Purform fusionne les ondes sonores des percussions et la lumière : une quête formelle complexe et éblouissante. Elektra11 vous offre aussi en première nord-américaine, la performance A/V Dust de l’artiste Herman Kolgen. Inspiré du photographe Man Ray, Kolgen a créé une expérience tout en poussière et en magnétisme, à la limite du visible et de l’invisible. Vertiges assurés!
> Le 6 et 7 et 8 mai. À ne pas manquer en deuxième partie de la soirée d’ouverture le jeudi 6 mai, et ce pour trois soirs consécutifs, la très attendue Laser Sound Performance de l’artiste Edwin van der Heide. Performance immersive totale, bombardement de couleurs, d’ondes et de lasers, cette expérience extrême n’est pas sans rappeler le mémorable Feed, présenté à Elektra8, 9 & 10 à guichet fermé. En lice pour être LE grand favori des spectateurs curieux et audacieux : attention capacité limitée!
> La soirée du vendredi 7 mai accueillera quatre importantes performances. L’américain Blake Carrington radiographie les secrets architecturaux des cathédrales sous nos yeux émerveillés lors de sa performance Cathedral Scan. Toujours dans la lignée du lieu sacré, Raphaël Thibault et Hyun-hwa Cho nous entrainent quant à eux dans l’enceinte de l’Église St-Eustache à Paris où les corps errent et évoluent dans leur complexe Vox Humana. Herman Kolgen nous revient avec sa nouvelle version 0.2 d’Inject : l’odyssée neurosensoriel d’un corps humain prisonnier et graduellement submergé. Finalement, les artistes Cécile Babiole, Jean-Michel Dumas et Vincent Goudard nous présentent leur Donjon : le lieu d’une joyeuse déconstruction technologique/domestique/ fantasmatique de la culture populaire.
> Samedi 8 mai a lieu la très attendue soirée du label berlinois raster-noton et ses grandes pointures de l’électronique expérimentale. Aoki Takamasa nous visite exceptionnellement en terre nord-américaine pour nous donner l’occasion d’admirer le large éventail de ses outils et créations électroniques. Mika Vainio est aussi de la partie! Membre fondateur de Pan Sonic, il réinvente sans cesse sa dynamique minimale et rythmée. Co-fondateur du label, Byetone met ses multiples talents au service de ses morceaux puissants et de son
remarquable visuel pour son tout nouveau ‘live’. N’oublions pas le petit nouveau de l’écurie berlinoise : Grischa Lichtenberger, un bruitiste expérimental souvent comparé au mythique Autechre.
>> Projections vidéo, rencontre de professionnels, installation vidéo et lancement à la Cinémathèque québécoise
Pour une quatrième année consécutive, la Cinémathèque québécoise, co-présentateur du festival, ouvre son espace à plusieurs activités d’Elektra. La Cinémathèque accueille cette année des installations d’arts médiatiques à la fine pointe de la technologie : Luc Courchesne présente, en première mondiale, le plus récent environnement 3D qu’il a créé pour son dispositif Panoscope 360. Immersion soleil couchant (après Monet) est une visite immersive des plages du monde qui débute à la Cinémathèque dès le jeudi 6 mai à 17h30. Du 5 au 8 mai, Ben Bogart nous propose son intrigante Dreaming Machine, une installation in-situ questionnant les limites de l’intelligence artificielle. À ne pas manquer.
Le jeudi 6 mai également, dès 17h30 à la Cinémathèque, à ce double vernissage s’ajoutera le lancement montréalais du tout dernier hors série #04 : Performances A/V, de la revue parisienne MCD – Musiques et Cultures Digitales. Ce numéro spécial, réalisé en partenariat avec les festivals Némo et Elektra rend compte de la diversité et de la créativité d’un milieu qui est un véritable espace de convergence et d’expérimentation entre les disciplines artistiques qui mettent en lumière les relations son et image.
Les 6, 7 et 8 mai: Panoramas I, II & III est une série de projections vidéo qui propose au public de découvrir trois programmes de vidéos d’environ 65 minutes intitulés Panoramas internationaux et préparés par Némo, festival parisien dédié aux nouvelles images. Ces trois programmes regroupent le meilleur de l’expérimentation visuelle actuelle, de l'animation 2D/3D au design graphique animé, du clip au cinéma d'hybridation, en passant par l'expérimental et l'art vidéo. Aussi, un panorama spécial enfant (4 ans++), intitulé 3D kids : beaucoup d'infographie, une pincée d'expérimental et un gros zeste de fantaisie et de musique. Les projections sont présentées à la Cinémathèque.
Le 7 mai, 18h30 et le 9 mai, 17h, la Cinémathèque présente en collaboration avec Elektra, une rétrospective du cinéaste expérimental Stan VanDerBeek (1927-1984). Pratiquant aussi bien le collage surréaliste, l’échantillonnage audio-visuel que les premières expériences d’animation à l’ordinateur, VanDerBeek a construit une œuvre éclatée et abondante qui combine poésie, anarchie et ironie grinçante. Une programmation de dix films préparée par le spécialiste Amid Amidi.
Le Marché International de l’Art Numérique est reconduit les 6 et 7 mai, pour une quatrième édition, constituant le volet professionnel du festival. La première journée du MIAN, soit le jeudi 6 mai, la Cinémathèque québécoise accueillera des artistes canadiens et des professionnels du secteur (producteurs, agents, diffuseurs, commissaires, journalistes et organisateurs d’événements) pour partager et échanger dans la perspective de mettre en place de nouvelles collaborations et de développer des réseaux de diffusion à l’extérieur du Canada. Seront présents des représentants internationaux tels que : Seconde Nature (FR), MediaLab Prado (ES), Bains Numériques (FR), ISEA 2010 (TR), Cimatics (BE), Laboral (ES), EXIT (FR), Sonar (ES), Digital ArtI (FR), Ars Longa (FR), Scopitone (FR), MediaRuimte (BE), Future Perfect (US), La Fonderie de l’Image (FR), STRP (NL), Zero One (US), Trias Culture (SN), 12k/Line (US), E-Arts (CN), FAN + Centre Irisson, (MA), Nabi Center (KR), etc.
Le vendredi 7 mai, pour sa deuxième journée, le MIAN aura lieu à la Boîte Noire d’Hexagram à l’Université Concordia. Une conférence portant sur les Espaces Amplifiés se tiendra de 13h00 à 17h15. Ce panel de conférenciers questionnera ce que pourrait être l’art et le design dans la sphère publique. Parmi les panélistes, des artistes, théoriciens et commissaires : Lynn Hughes (CA), Jean Dubois (CA), Daan Roosegaarde (NL), Karmen Franinovic (CH), Adad Hannah (CA), Manuel Abendroth (BE) du collectif bruxellois LAb[AU], Dooeun Choi du Nabi Art Center (KR, Séoul) et le chercheur, critique et historien Horea Avram (CA).
>> Série Installations A/V et interactives dans des galeries et centres d’artistes autogérés de la région de Montréal
> Installations robotiques, interactives, sonores et vidéo s’agitent à Montréal du 5 au 9 mai! En addition au Centre des arts actuels Skol, Elektra investit cette année de nouveaux lieux : la Galerie Push, Galerie Joyce Yahouda et Oboro.
> La Galerie Push inaugure l’installation 216 prepared dc-Motors de l’artiste suisse Zimoun le vendredi 7 mai à 18h00. Une sculpture sonore et cinétique qui transforme les murs de la galerie en une poésie mécanique et organique unique. La série se poursuit avec l’installation vidéo-cinétique et photographique de Pascal Dufaux à la Galerie Joyce Yahouda. Le cosmos dans lequel nous sommes est un nouvel automate de prise de vue qui capte et retranscrit en temps réel le lieu où il se trouve et le spectateur qui l’observe – le vernissage aura lieu le samedi 8 mai à 15h00. Pendant ce temps, à Oboro, Kaffe Matthews présente la version québécoise de son Sonic Bed_Québec (version2), le célèbre mobilier sonore. Avec les trames exclusives de Magali Babin, John Oswald et Georges Azzaria. La culture des réseaux Internet est à l’honneur chez Skol jusqu’au 22 mai : l’artiste et chercheur américain Ian Wojtowicz, qui se définit lui-même comme ‘hacker’ culturel, propose The Betweeners, une série de portraits photographiques inspiré de données issues de l’univers MySpace. Aussi à Skol : Ann Hirsch incarne Scandalishious, personnage d’une œuvre originalement diffusée sur Youtube et adaptée pour la galerie.
>> Installations et lancements à l’Usine C
Pour la durée du festival exclusivement, du 5 au 9 mai, l’artiste néerlandais Daan Roosegaarde invite les visiteurs de l’Usine C à interagir avec Dune, une myriade de fibres lumineuse qui réagit à la vie qui l’entoure. Une expérience de déambulation magique à la Alice au pays de la techno! Le jeudi 6 mai à 18h00, le Café de l’Usine C accueille le lancement spécial des dernières sorties CD de l’étiquette Leeraum, dirigée par l’artiste Zimoun. Le vendredi 7 mai à 19h30 au Café de l’Usine C, l’étiquette minimaliste contemporaine 12K et sa sous division Line nous présentent le très attendu coffret DVD/Livre du projet Optofonica : une plateforme pour le développement de la spatialisation et de l’immersion en arts médiatiques initiée par l’artiste TeZ et incluant le travail de 42 artistes de 13 pays différents.
Le samedi 8 mai à 18h30, toujours au Café de l’Usine, l’expert du marché de l’art numérique, l’allemand Wolf Lieser profite du lancement de son livre Digital Arts pour donner une conférence sur l’incidence du médium informatique sur l’esthétique et le conceptuel. Ensuite, à 19h30 a lieu le lancement du coffret Time Examined qui témoigne des dix ans d’art sonore du compositeur Mika Vainio, membre fondateur du duo Pan Sonic. Une importante rétrospective présentée par l’étiquette raster-noton.
>> Les billets pour cette 11e édition sont en vente dès maintenant sur le réseau admission (www.admission.com) ainsi qu’à la billetterie de l’Usine C (514-521-4493, 1345 avenue Lalonde, Montréal, Métro Beaudry) >> Notre nouveau site Internet Elektra 11 sera en ligne dès le 19 avril. Comme à chaque année, le site promet une expérience interactive hors du commun aux visiteurs.
D’ici là, surveillez avec attention notre actualité : www.elektramontreal.ca http://blog.elektramontreal.ca
Elektra est une présentation de l’ACREQ en collaboration avec l’Usine C, la Cinémathèque québécoise et TAXI, avec les partenaires suivants : le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des Arts du Canada, le Conseil des arts de Montréal, Patrimoine canadien, le Ministère des Affaires Municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, le Ministère de la Culture et des Communications et de la Condition Féminine du Québec, le Ministère des Relations Internationales, la Ville de Montréal, Arcadi-Némo, le Goethe Institut, SAT, MCD, Hexagram, Interstices, l’Université de Montréal, le Centre des arts actuels Skol, Oboro, Push, Joyce Yahouda, Qui fait quoi, CISM, MTL ART MAP, Boréale, Elektratek, Cimatics, Esse arts + opinions, Digicult, Convergence, Moog, Motto, Hyatt Regency, Barefoot & BaillatCardell & fils.
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