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L’art mobile, un fil à la patte commercial ?
Chronique écrite pour Poptronics.fr suite à Radart
Mercredi dernier, j’étais invité à Radart
à Paris, pour parler avec David Guez, Stéphane Degoutin et Gwenola Wagon de la mobilité
et de l’art. Ça se passait à la Cantine, un espace ouvert aux partages
d’expériences numériques, plutôt orienté économie numérique. Malo Girod de l’Ain de Digital Art International (Digitalarti)
avait introduit la soirée en parlant de l’application iPhone conçue par Miguel
Chevalier, artiste numérique dont le fonds d’investissement Digital Art Promotion vient
d’acquérir une pièce.
Géocalis’art
David Guez présentait ensuite « 2067TELECOM », un projet lié à la
géocalisation dans la lignée d’une autre de ses créations, « 2067 ».
Stéphane Degoutin parlait réalité augmentée et musée du terrorisme. Il
recherche des développeurs, ça sert aussi à ça Radart. Rappelons que les créations basées
sur la géolocalisation optimisent une des particularités des ordiphones
actuels : le GPS.
Arrive mon tour, je viens présenter une expérimentation mobile : Twitter + Twitpics. J’ai même préparé une
présentation PowerPoint pour l’occasion ! J’ai intégré la reproduction
de « Bonjour Monsieur Courbet » qui
dit tout de la mobilité dans l’art. On y voit Gustave Courbet qui part
dans la nature, son chevalet accroché comme un sac à dos. L’artiste
peint ce qu’il voit à l’extérieur, il est (déjà) dans la mobilité.
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http://www.poptronics.fr/L-art-mobile-un-fil-a-la-patte
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About Nicolas Frespech
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Nicolas Frespech est un artiste français né en 1971. Il travaille avec le Web depuis 1996, et a enseigné le net-art à l’université Paul Valery de 2002 à 2005. Il enseigne depuis 2009 les pratiques numériques à l'ENBA de Lyon. Ses différents projets dessinent une oeuvre qui touche autant à l’identité et sa standardisation virtuelle et mercantile, que l’intimité, le phénomène des Webcams et de la télésurveillance, les médias, les jeux, ou bien encore la fiction. Sa création en ligne la plus connue est Je suis ton ami(e)…tu peux me dire tes secrets, première oeuvre de net-art à faire l’objet d’une acquisition publique (Frac Languedoc-Roussillon) en 1998. Dans cette création, on pouvait voir défiler des secrets envoyés par des internautes ou récoltés lors d’interventions publiques artistiques (Journées de l’art contemporain organisées par le Ministère de la Culture et de la Communication). L’accès à cette création est interdit depuis décembre 2001, créant ainsi un débat sur la présence des oeuvres contemporaines dans l’espace virtuel et public de l’Internet. Nicolas Frespech explore le réseau Internet pour ses qualités relationnelles et artistiques, jouant avec les paradoxes du réseau et réalisant de micro-créations critiques sur la mercantilisation d’Internet. Il questionne le net-art en multipliant les expérimentations, particulièrement dans le domaine de la téléphone mobile. En 2005, Nicolas Frespech lance une création exclusivement consultable via un fil RSS. En 2006, il présente au Centre Pompidou, dans le cadre d’un festival, une fiction réalisée en temps réel avec un téléphone mobile et diffusée via un podcast vidéo. En 2007 son Échoppe Photographique en ligne fête ses 3 ans. En 2008, il continue à produire et sur son site accessible en version mobile (“du net art sur votre téléphone ?”), il lance en juin son “Club, ou comment soutenir la création net.art en étant Mécène”…
Nicolas Frespech is a French artist born in 1971. He has worked with
the World Wide Web since 1996, and taught net art at Paul Valéry
University between 2002-2005. Since 2009, he has taught digital
practice at the Ecole des Beaux-Arts in Lyons. His varied projects
combine to form a work that touches as much on identity and its virtual
and commercial standardisation, as on the concepts and phenomena of
intimacy, Webcams and digital surveillance, media, games, or fiction.
His best-known online work remains "Je suis ton ami(e)...tu peux me
dire tes secrets" (I'm your friend; you can tell me your secrets),
which was the first work of Net Art to be acquired by a public
institution (FRAC Languedoc-Roussillon), in 1998. However, access to
the project has been forbidden since 2001, provoking a debate on the
presence of contemporary net art in the virtual and public space of the
internet. In "I'm your friend," you could scroll through secrets sent
in by internet users or gathered from public artistic projects
(Contemporary Art Days organised by the Ministry of Culture and
Communication). Frespech chooses to explore the internet because of its
interpersonal and artistic qualities, playing with the paradoxes of the
network and creating micro-creations that criticise the
commercialisation of the internet. He continually questions net art by
creating ever new experimentations, particularly in the realm of mobile
telephony. For the rest, go to: http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Frespech
France
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