Ma seconde vie d'artiste

 le moya land de l'artiste Patrick Moya sur second Life

coucher de soleil sur le Moya land: le moya land de l'artiste Patrick Moya sur second Life

Texte en français qui a été traduit en italien pour un livre sur les mondes virtuels publié sous l'égide de l'université de Brera à Milan.

«Avec mon univers dans Second Life, je ne cherchais pas à créer une oeuvre destinée à l'exposition ou à des festivals d'art numérique mais à réaliser mon rêve initial : celui de devenir une créature à l'intérieur de l'image, plutôt qu'être le créateur qui s'exprime par l'intermédiaire de l'image.
En pénétrant à l'intérieur de l'oeuvre et en cherchant une relation instantanée avec le spectateur, dans une complète ubiquité, j'échappe automatiquement à l'histoire de l'art, qui se construit sur la différence entre le temps de la création et celui de la diffusion de l'oeuvre, en racontant la durée de la transmission et de la fabrication de cette oeuvre.
Dans le monde virtuel de Second Life, je suis un «second artiste» et si j'ai l'air d'y faire des oeuvres, celles-ci n'ont aucun interêt artistique, puisque l'instantanéité de la relation avec le spectateur rend inutile d'en raconter le processus.
Les objets, les installations ou les performances, présentes dans le Moya Land, qui ressemblent à des oeuvres, ne sont que des éléments équivalents à des arbres ou des nuages d'une peinture figurative. Ces objets virtuels servent de décor immersif à ma seconde vie d'artiste.
L'intuition de l'art contemporain que «tout est art», avait du mal à se concrétiser dans un monde physique où la mise en scène muséale redonne à chaque objet un caractère sacré. Le monde virtuel donne à cette idée tout son sens, alliant l'idée que «rien et tout est art» et que finalement l'art est là où l'artiste se trouve.
Le Moya Land n'a pas besoin d'être sacralisé par une présentation muséale puisque, étant immergé en son centre pour le connaître, on ne le voit pas de l'extérieur.
Second Life, en me permettant de vivre à l'intérieur de l'oeuvre la moitié de mon temps, et surtout, d'y croiser le spectateur, est désormais le moyen le plus proche de mon but ultime.
Il ne restera plus qu'a numériser mon cerveau pour espérer continuer à vivre par l'intermédiaire de mon avatar, après ma mort physique.
Patrick Moya

plus d'info sur  http://www.moyapatrick.com

Your rating: None Average: 5 (1 vote)

Poster un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ ne sera pas montré publiquement.
  • Les adresses de pages web et de messagerie électronique sont transformées en liens automatiquement.
  • Allowed HTML tags: <p><b> <br> <a> <em> <strong> <cite> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd> <img> <h1> <h2> <h3> <h4> <h5> <h6> <div> <span> <embed> <param> <object> <script><i><b><u>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
  • Insert Google Map macro.
  • Images can be added to this post.

Plus d'informations sur les options de formatage

CAPTCHA
Cette question est pour savoir si vous êtes un humain et pour éviter les sousmissions automatiques parasites.
Image CAPTCHA
Copy the characters (respecting upper/lower case) from the image.

About Patrick Moya


Patrick Moya - Patrick Moya
Né en 1955, Patrick Moya vit et travaille à Nice… et sur Second Life. Il a fait ses études à la Villa Arson de Nice avant de poser nu comme modèle aux Beaux-Arts durant dix ans. Lisant MacLuhan, il s’interroge sur les changements apportés à l’histoire de l’art par les nouveaux médias : avec les médias d’ubiquité, comme le direct à la télévision, le créateur n’a plus le temps de raconter l’histoire de l’art; il doit, pour exister, devenir créature. Persuadé que l’univers numérique, alors à venir, allait mettre à mal les notions de copyright et de droit d’auteur, il tentera de fixer l’image de l’artiste au centre de l’oeuvre. Artiste toujours en mouvement — peintre, sculpteur, céramiste, vidéaste — Patrick Moya commence par travailler sur les quatre lettres de son nom, assimilant l’oeuvre à sa signature, avant de créer en 1996 un personnage, mix d’autoportrait et de Pinocchio, qu’il décline en images de synthèse et dans des toiles pseudo-naïves. Son utilisation artistique, dés 1985, d’un ordinateur MO5 sera suivie plus tard par des images puis des films en 3D. Créateur de Dolly, le mouton-mascotte des célèbres soirées techno Dolly Party, il vient de terminer la chapelle qui porte son nom à Clans (Alpes-Maritimes). Seul artiste contemporain à posséder une île à son nom dans l’univers virtuel de Second Life, il vit désormais une “seconde vie” sous le nom de Moya Janus. Vêtu d’une combinaison taguée des lettres M.O.Y.A, Moya Janus remixe ses créations passées et présentes, réelles et virtuelles, pour faire de l’île Moya une oeuvre d’art globale : vieux village de Moya, Chapelle Moya, musées Moya, Biennale de Moya, boutiques Moya, Moya Hospital… Un univers entièrement voué à Moya, en cohérence parfaite avec sa démarche artistique! Texte : Florence Canarelli

France

Images de l'utilisateur

ADD THIS: SHARE ON FACEBOOK, RETWEET...

www.gersbach.net www.troisfourmis.com