LA FIAC ! Ou le marché de l'art à l'ère numérique

La Foire Internationale d'Art Contemporain a eu 40 ans le 23 octobre 2013. L'effervescence du public, et des institutions, l'attention des galeristes, la présence des artistes, et des collectionneurs... en temps de crise, se sont ressenties, dans toute la capitale : la FIAC joue un rôle moteur indéniable. Son incidence sur la fréquentation des musées, ses folies dans les jardins, ou ses parades hors les murs - 73 500 entrées à elle seule au grand palais, 184 galeries sélectionnées  dont 129 étrangères et 25 pays représentés -, ses satellites, et ses off - Slick, Art Elysées, Show off,  Catlog,...Yia! et ses 5 sites dans le marais… Des conférences et des échanges d'art brut dans un hôtel (Outsider Art Fair ) et autres "Frasq[s]" aux portes de la cité, ont fait de ce rendez-vous de l'art et de son marché, à Paris, un événement international annuel majeur. Sa directrice artistique, Jennifer Flay peut se féliciter, d'avoir à l'issue de ses dix ans de règne, rallié les grandes institutions  américaines et leur cortège de collectionneurs, fidélisé les historiques et inspirer de nouveaux venus.

Photo titre : Unutopic Pictures / United Land #09 de François Ronsiaux. Édition de 6, tirage lambda sous Diasec, 105 x 70 cm. Courtesy François Ronsiaux.


Jean-Michel  Basquiat : O.M.R.A.V.S, Galerie Vedovi-Bruxelles à la FIAC. Capture d'écran © orevo 

Un arbre géant reconstitué à l'entrée du Grand Palais, Iron tree de l' activiste chinois Ai Weiwei (galerie Neuger-Riemschneider), une bagnole accidentée, Crashed car, la Ferrari Dino 308 GT4 de Bertrand Lavier, cédée à un amateur d'art turc pour  250 000 euros (Yvon Lambert), les collages subversifs de Derrick Adams (Anne de Villepoix), un dessin à l'huile de Jean-Michel  Basquiat : O.M.R.A.V.S, - 5 millions d'euros - parti pour la Grèce (Vedovi-Bruxelles), une toile imprimée à l'encre de Wade Guyton vendue pour une donation à Vienne (350 000 € par Chantal Crousel) et puis le réalisme non plus hilare et cynique mais pensif de Yue Minjun sculpté dans le bois pour 637 000 €  (Tao Laughter, chez Templon), telles sont quelques une des œuvres stars cette année.


Tao Laughter, par Yue Minjun - Galerie Templon à la FIAC. Capture d'écran © orevo 

Mais qu'en est-il de matériaux ou de pratiques artistiques plus contemporaines ? De la vidéo, du media art, du sound art, ou d'autres types d'installations virtuelles ? Ne suscitent-elles toujours pas plus d'intérêt sur le marché ?

A l’angle de la galerie Hans Mayer se tient un alien géant  à l'acoustique radiophonique (Markus Oehlen). Caché derrière, dans une grotte, une mini galaxie de Tony Oursler.  Suspendue au plafond, la relique spatiale d'un Nam June Paik en action ... Les installations programmées du quadragénaire punk avant l'heure, Jean Dupuy (Loevenbruck Paris) se sont parait-il bien vendues, à l'entrée du palais. Alors que la sculpture de dés de Tony Cragg et les pailles mix media en irruption 3D de Francesca Pasquall (Tornabuoni Arte) nous rapprochent des esthétiques contemporaines recherchées, c'est au "stand-laboratoire" de Denise René, pionnière de l'abstraction et de l'art cinétique - centenaire si elle ne nous avait malheureusement quitté en juillet 2012 - que se jouent les filiations. 


Stéphanie Mayer et son Nam June Paik, mis à prix à 300 000 € - Galerie Hans Mayer à la FIAC. Photo © orevo 


Le lien cinétique

Alors que le public joue avec l'écran tactile d'une composition interactive de Yaakov Agam (Au delà de l'image invisible dans le temps, 2013), l'artiste Santiago Torres, échange des secrets de fabrication sur une de ses pièces (vendue 17 000 euros) dont les tableaux visuels aux fluctuations énigmatiques sont générés par les mouvements de la main sur l'écran (Trame en temps réel, 2013). Plus loin les  mobiles de  Cruz Diez se balancent inostensiblement face aux monochromes blancs de lab[au] (Origami) ou ceux d' Anne Blanchet (Light drawings), une autre pionnière obsessionnelle du mouvement, dont la quête va jusqu'à la provocation de particules de nuages.


Un visiteur averti devant l'œuvre de Santiago Torres. Photo © Orevo

Les deux grandes expositions récentes Dynamo en la place et le solo show de Julio Le Parc au palais de Tokyo ont manifestement déclenché un réenchantement du public pour le cinétisme, au moment où l'art numérique, visuel et sonore d'abord introduit sur la scène des cultures électroniques se confond avec des usages et pratiques aujourd'hui quotidiennes sur nos  tablettes.


Santiago Torres en train de discuter devant son œuvre avec un amateur sur le stand de la galerie Denise René. Photo © Orevo

A quelques pas de la Fiac sous la tente d'Art Elysées, dans une atmosphère bourgeoise un peu plus feutrée,  la galerie Meyer Zafra avec ses "sabliers praticables", ici un monochrome rouge de Manuel Merida, ne désemplit pas. Quand au côté d'une huile sur toile de Bernard Quentin (Algorhytme-1962) se vend à la galerie Des Modernes, une Structure rayonnante de 36 X 36 cm d' Yvaral (le fils de Victor Vasarely) pour 4 500 €, - alors que sur le stand d'en face, un zèbre du père, lorgne sur deux petites sculptures cinétiques en plexiglas de Miguel Chevalier (Body Voxels-the Thinker 2013) - Siham Derradgi, la directrice de sa galerie Trait Noir à Toulouse, ne voit là, qu'une continuité historique.

Dans cette vidéo, l'Espace Meyer Zafra présente les œuvres de Manuel Mérida :


Slick remixe

A  Slick qui reçut cette année plus de 13 000 visiteurs au pied du pont Alexandre III, plusieurs galeries ont pris un positionnement naturellement mix media : LKFF, à priori spécialiste de projets sculpturaux, exposait toute une cinématique réalisée au mur par le duo d'artistes Fred Penelle & Yannick Jacquet, lauréats de la foire Slick Bruxelles 2013. Ces "mécaniques discursives, nous explique la galeriste,  peuvent être vendues comme œuvre temporaire à 6 000 € ou bien 13 000 € dans le cadre d'une collection permanente, mais dans tous les cas les artistes créent une dynamique de mouvement, dans un univers mix media intégrant technologies numériques et  gravure sur bois, inspirée par le lieu qui la reçoit".

Alors que Paris-Beijing  installée dans la fameuse rue du Vertbois du 3ème arrondissement à Paris mais aussi à Bruxelles et à Pékin, s'est d'abord spécialisée dans la jeune photographie chinoise émergeante, elle proposait à Slick mais aussi au Bastille center de la Yia art fair, de grandes pièces cinétiques de l'artiste contemporain Chul-Huyn Ahn.


Les galeristes de Paris, Bejing à Slick. Photo © Orevo


Le mouvement pour pensée

Cette  problématique du mouvement apparaît comme constante dans l'œuvre d'Antoine Schmitt représenté depuis trois ans par la Galerie Charlot, qui lui consacre une exposition monographique jusqu'au 23 novembre à Paris. L'artiste ne se défend pas de produire un art "technologique", persuadé que la science et l'art s'articulent sur une même problématique : le rapport entre le réel et le symbolique (ndlr : mis en exergue dans une exposition collective à Guyancourt, Formes élémentaires/mouvements et géométrie de la pensée). "Je me suis confronté à différents matériaux et me suis vite rendu compte que la programmation était finalement le chemin le plus court pour aller d'une idée à sa réalisation, dit-il, ravi qu'une fusion entre art "numérique" et art contemporain s'opère alors que son œuvre, générative, interactive ou parfois "simplement" programmée, sollicite  clairement la pensée humaine, la réflexion en tant que telle.


Pixels noirs d'Antoine Schmitt, filmés à Slick sur le stand de la Galerie Charlot. Capture d’écran © Orevo

Sa galeriste Valérie Hasson-Benillouche, qui soutient  d'autres artistes comme Hugo Verlinde, Jacques Perconte ou Eric Vernhes... dont les concepts artistiques dépassent largement la "case numérique" ... pouvait se réjouir de poser trois points rouges, sur deux de ses Ballet Quantique, et sur Pixel Noir (10 000 € pièce) vendus à Slick peu de temps avant la fermeture de la foire, alors qu'il s'envolait pour la Chine avec son exemplaire d'artiste. "Il est fondamental  d'être accompagné par une galerie, dit-il, qui sache parler de votre travail, d'autant plus lorsque votre matériau opère dans le champs de nouveaux langages".


© Jacques Perconte. Images extraites du film Santa-Maria Madalena (2013) exposé à Show off.


Show off  : la rencontre des pionniers  et du marché

C'est peut-être ce que Vanessa Quang, elle-même galeriste et directrice de Show off  (première alternative à la Fiac depuis 2006) et le commissaire et critique Dominique Moulon ont sous-estimé, en voulant réunir plus de 180 œuvres "numériques", comme s'il s'agissait d'une exposition improvisée sur les trois niveaux de l'espace Cardin, (du 21 au 23 octobre) trois jours en amont de la FIAC ? Tentative maladroite ? Mauvais timing ? Manque de communication ? Erreur d'accrochage ? Absence de signalétique ? Malgré l'édition d'un très beau catalogue en ligne et en version papier. Il est toujours facile de poser les questions critiques après coup, alors qu'on peut tout aussi bien louer cette prise de risque d'avoir voulu rassembler les œuvres de près d'une soixantaine d'artistes qui n'ont pas forcément de galerie attitrée et dont les pratiques, les installations, ou les [im]matériaux  se sont fait remarquer lors de festivals, ou d'expositions souvent collectives liées aux scènes électroniques, boudées par, ou tout simplement méconnues du cercle privé de l'art contemporain. Soirée historique quoi qu'il en soit avec plus de 3000 visiteurs au vernissage  : artistes et enseignants visionnaires, acteurs activistes d'un milieu dont on dira peut-être dans quelques années qu'il s'agissait de l'avant garde contemporaine alors que la FIAC recycle sur le marché, l'art du siècle dernier ?  


Burning Bush (03) de Guillaume Paris. © Guillaume Paris

Quel rapport entre le mouvement perpétuel des objets de synthèse de Guillaume Paris (Object 2002), et la machine à pédaler redistributrice "d'Energie Artistique" de Yann Toma. Entre le disque dur papier de David Guez et les reliques miniatures de nos quotidiens "ludo créatifs" par Cécile Babiole ( kits audiovisuels 2013) ?


Miniatures – Kit audiovisuels de Cécile babiole, 2013. Courtesy Galerie Coullaud & Koulinsky, Paris, France

Que peuvent bien renvoyer les cartographies du langage (Dadameter 2008) de Christophe Bruno et le programme bogué de Samuel Bianchini (In realities I 'm a bugged program, 2009) ? Faudra-t-il choisir entre un paysage creusé par le code dans une boucle générative de Jacques Perconte (Santa-Maria Madalena, 2013), et cette fenêtre ouverte sur le nord de l'Arctique (78°55',  2013) à laquelle Magali Daniaux et Cédric Pigot nous donnent accès en temps réel par le biais d'une adresse Ip secrète ? 


78°55' de Magali Daniaux & Cédric Pigot, 2013. © Magali Daniaux & Cédric Pigot

Il s'agit  bien là d'un regard ultra contemporain posé sur le monde, quand dans ses discours inoffensifs, notre ministre de la culture, dans sa tour de Babel se voue au  numérique comme à l'arrivée d'un nouveau prince charmant.


Le baiser de Catherine Ikam & Louis Fléri. Photo © Orevo

Quand Antoine Schmitt, fait défiler sur l'écran de cinéma, Sept milliards de pixels (2013)  dans une sorte de blizzard ininterrompu, d'une heure, cinquante six minutes et quarante secondes, c'est à la masse de notre humanité qu'il nous confronte physiquement, chaque pixel ayant sa propre trajectoire, alors que dans son donjon, Catherine Ikam, n'en a toujours pas fini avec L'autre, une pièce énigmatique en 3D temps réel qu'elle avait créée avec Louis Fléri et le studio Mac Guff, exposée à la fondation Cartier au tout début des années 90. Ce n'est plus tout à fait le même personnage de synthèse (Oscar 2005) qui nous regarde ici, lorsqu’on s'assied comme pour parler au miroir, mais il s'agit toujours d'une rencontre, et d'un travail prégnant sur l'identité ; aussi vaste et complexe que le scan d'une empreinte digitale modélisée par le prisme d'un logiciel de jeu (Hisland 2008) de Grégory Chatonsky...


Light canvas II de Joanie Lemercier, 2011, courtesy Muriel Guépin gallery NYC.

A l'étage la mise en place est plus proche du "design art" : un détournement poétique, parfois critique des objets : comme cette machine à écrire infernale de Laurence Mignonneau et Christian Sommerer (Life Writer 2006) qui génère par projection vidéo sur la feuille blanche, toute une fourmilière affamée d'énergie typographique dès lors que vous vous mettez à l'écriture.


Life Writer de Laurent Mignonneau et Christia Sommerer, 2006. Courtesy Galerie Charlot Paris France.

Pas tout à fait anodin non plus, ce miroir qui permet de tester votre sadisme en déformant le visage d'une autre par la pression du doigt ! (Jean Dubois Tact 2000).


Tact 2000 de Jean Dubois. Photo © Quentin Chevrier, Digitalarti.

Ou bien, cette pointeuse qui projette l'artiste G. Barcia Colombo tel un lilliputien enfermé dans la machine, vieillissant  par tranche de dix ans, (A point just passed, 2011) à chaque pointage. Alors que Misha Margolis illustre autrement la thématique, par une série de tablettes suspendues à la racine d'un arbre dont les écrans révèlent par le biais d'un filtre, la vie de vos ancêtres (Roots 2012).


ROOTS de Misha Margolis, Installation interactive avec son. Photo © Quentin Chevrier, Digitalarti.

Il ne manquait plus qu'une barre d'écran (scrollbar de Jan Robert Leegte) posée par terre pour mettre les pieds dans le plat d'un  inventaire surréaliste encore bien plus vaste, sur lequel semblaient lorgner les impressions numériques de Moben (Maurice Benayoun). Mais que pouvait bien faire un collectionneur de ces posters, alors que ses installations in situ sont les pièces à conviction d'un art capable de faire le pont entre la virtualité du monde de la finance et la réalité tangible de la mécanique de nos émotions ? L'expérience ! À quand World Skin (1997) en installation géante au milieu du Grand Palais  pour que chaque visiteur comprenne  dans ce safari au pays de la guerre, qu'à chaque frappe chirurgicale ou chaque puissance de tir il arrache en lambeaux ce qui reste de la peau du monde ? A peine le temps de saluer la liberté en écorchée (2013) d'Orlan à l'entrée, que le show était déjà terminé ! 


Impression issue de Worldskin de Maurice Benayoun, un safari photo au pays de la guerre, installation interactive, 1997. © Maurice benayoun.
 

Yia ! Young International artists fair 

Si les galeristes, collectionneurs, directeurs d’institutions, curateurs et les artistes eux mêmes, sont unanimes pour saluer la qualité de cette Fiac 2013, c'est sans doute à YIA (Young International Artist fair) et ses  "100 statements",  que revient la palme d'une fraîcheur contemporaine engagée, poétique et bien barrée. Chaque mise en scène de ses  4 sites dans le marais, voire d'un 5ème réquisitionné au pied levé était un voyage au pays d'Alice,  avec ses 80 galeries affranchies de leur box - leurs représentants attentifs, pointus mais détendus - des machines à café DIY, pour ses 12 000 visiteurs, et des cocktails en apéritif  avec les artistes...


L'espace commines à la Yia. Photo © Orevo

Le fondateur de YIA, Romain Tichit et sa complice Stéphanie Darmon ont donc misé sur la diversité des propositions, des matériaux et des medias impliqués en juxtaposant les œuvres manifestes de galeries bien identifiées  telles que Patricia Dorfmann, Yvon Lambert, Ilan Engel, RX ou Agnès B... avec d'autres plus récemment installées.

Alors que je pénétrais l'espace des commines dans une chasse au pixel aussi vaine que désespérée, je découvris accroché au mur, comme s'il s'agissait d'un bombardement de particules 3D sur fond noir, le slogan suivant  : Get Rich ! C'était évident. Me détournant de l'arrogance du message pour interviewer un jeune artiste italien (Renato Nicolodi) encadré par deux "men in black", sur son architecture 3D (Columbarium 1, galerie Ron Mandos) ou les coupes au laser de ses urnes funéraires, j'aperçus dans mon champs de vision et compris enfin le système démoniaque inventé par le collectif  NOnefutbol club, dès lors que je vis leur galeriste, extirper quelques  graines de l'œuvre (Work N° 888, gallery Republic ) qui était en train de se faire : au dessus de sa tête dans une volière quelques moineaux du japon au code génétique savamment modifié passaient leur temps à déglutir et déféquer, perchés tout autour d'un paterne qui ne produisait rien d'autre, que le slogan ainsi découvert ! 


Get rich de NOnefutbol club, Work N° 888, gallery Republic. photo © orevo

Une vision à 380 ° pouvait donner le vertige : une installation vidéo totalement déjantée de Véronika Veit présentée par l'éternelle outsider et visionnaire Caroline Smulders, une dystopie des grands ensembles (un monde parfait 2013) signée par le couple Martine Feipel & Jean Bechameil (galerie Gourvennec Ogor), la "petite fille de Darth Vader " (Digit, 2013-Veronika Veit) et un  QR code dessiné au fusain retinrent mon attention : c'est un Google portrait d'Aram Bartholl (galerie Xpo, 2013) m'explique le galeriste Philippe Riss qui venait  d'en livrer un exemplaire au quotidien Libération pour la 4ème de couverture d'un numéro "spécial Fiac" illustré par les artistes. "C'est le Jean-paul Sartre, dit-il, que nous avons prêté  mais nous avons aussi un Snowden,  dont le prix initial à 4000 €, est très vite passé à 7500 €, car même s'il s'agit d'un dessin, il peut être flashé et renvoyer à la page "google search" du personnage en question". Ceux-là ce sont bien vendus.


Aram Bartholl, google portrait, Larry Page et Sergei Brin, fusain sur papier, 1m x 1m, courtesy of xpo gallery, Paris.

Alors que le galeriste Ilan Engel explique, dans un effort pédagogique naturel, le test de Turing à sa cliente, face aux captchas (USB Key Artwork 2011) de Samuel  Bianchini,  qu'un logiciel expert s'obstine à vouloir décrypter, voici  l'œuvre rattrapée par le temps, l'histoire et la recherche. Qu'à cela ne tienne, une installation du même artiste (Pour l'instant -galerie Ilan Engel), qui met en abîme la distance entre réel et virtuel par le biais d'un projecteur qui se filme lui même, concrétisera une vente quelques jours plus tard...


Pour l'instant de Samuel Bianchini, courtesy galerie Ilan Engel

Nous sommes dimanche 18 H 30, au deuxième étage de l'espace Bastille Center, tout le monde remballe son matériel, et Stéfane Perraud à la galerie De Roussan, sollicité par les derniers visiteurs du soir, n'a pas le temps de compter les points rouges d'une série de tremblements de terre, cartographiés d'or et de leds (ligne de faille 2012) développée il y a un an à peine pour une exposition personnelle à la Plateforme, une galerie d'artistes autogérée. Comptez 5800 € pour le séisme qui  provoquait en 2011 le désastre de Fukushima !


"Ligne de faille", Haiti magnitude et 11.03.2011-Cote Est de Honshu-Magnitude 9 de Stéfane Perraud, 2012, courtesy Galerie De Roussan.

Prochain Rendez-vous de la FIAC : du 23 au 26 octobre 2014. Dans l'attente, comme nous le suggère Jennifer  Flay avec son bel accent "tout le monde peut faire sa FIAC tous les jours à Paris, nous avons ici la chance de disposer de galeries et de propositions artistiques d'exception, dit-elle. Faut-il que cette amoureuse de l‘art soit venue de Nouvelle Zélande pour conforter ici quelques savoir-faire, et talents et donner aux outsiders l'envie de participer aux jeux du marché. 

Véronique Godé / Orevo

   
"l'art contemporain au-delà des idées reçues", par Isabelle de Maison rouge. Le cavalier bleu éditions, octobre 2013  
Nyancat original 2011, courtesy de l'artiste Pier Esparre, et son agent Merry Royer /LaGO, LaCuisse/LeBif

Old Europe de Du Zhenjun, photographie, édition de 6 (240x180 cm). Courtesy : Galerie RX, Paris, France

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